3 septembre 2011 – Jour 7
Après une semaine passée à naviguer sur le Nil (et sans avoir le mal de mer, un exploit pour moi), nous voilà partis pour passer une semaine à Hurghada, au bord de la Mer Rouge.
Evidemment, tu te doutes bien que pour le transfert en bus de Louxor jusqu’à Hurghada (soit environ 4h de route), ça a été le même bordel qu’à l’aéroport : personne ne savait quel bus prendre, et on se demandait si nos bagages nous suivraient bien jusqu’au bout. Enfin, après une attente interminable due à des problèmes d’organisation (ou de non organisation plutôt) (le RER B est une promenade de santé à côté), nous nous sommes enfin mis en route !
La route justement, la blague ! Les transferts sur les routes égyptiennes sont hyper dangereux. On risque sa vie à chaque instant. Et si je force souvent un peu le trait ici dans un but comique, ici je n’exagère pas. A cause des révolutionnaires ou de risques d’attaques terroristes ? Nan t’y es pas du tout. A cause la voirie locale (enfin… quand on a la chance de rouler sur des routes goudronnées) et de la conduite égyptienne, tout simplement.
Mais lors des arrêts, on tombe sur des choses assez improbables
comme cette chèvre montée comme un âne sur un âne
Il n’y a pas de dos d’âne sur les grandes routes Egyptiennes (on en n’a pas vu en tout cas), mais ils ont des systèmes de ralentisseurs bien à eux : des barrières en plein milieu de la route. Alors tu ralentis, si tu passes tant mieux, si tu passes pas (je te rappelle qu’on est en bus), tu t’arrêtes et tu vas déplacer un peu les barrières pour pouvoir passer. Au moins c’est efficace, ça fait vraiment ralentir les véhicules !
Le klaxon c’est aussi toute une histoire. En France, on vérifie la pression des pneus et les niveaux. En Egypte, t’as plutôt intérêt à regarder si ton klaxon fonctionne bien. C’est THE élément important de la conduite en Egypte. Même à Paris, on est des petits joueurs à côté, c’est dire !
Et puis là-bas, il faut savoir que tu peux prendre les virages complètement à gauche. Oui oui. S’il arrive des véhicules en face, c’est pas grave, ils n’auront qu’à se pousser. Et malgré les panneaux d’interdiction de dépasser, ça ne gène personne de doubler, surtout pas les bus, et même si le chauffeur n’a pas le temps ou qu’il ne voit rien. Au pire, on passera à trois véhicules.
Quant aux « stop » et autres feux tricolores, ils sont là principalement pour décorer. Les limitations de vitesse, tout le monde s’en fiche pas mal. D’ailleurs, je me suis demandé si ce n’était pas plutôt une indication, voire un minimum à respecter.
Imagine un peu les 4 heures de route dans ces conditions. On est, malgré tout, arrivés sains et saufs à notre hôtel à Hurghada.
Après une attente interminable à notre arrivée (il aurait été utopique de croire que pour une fois l’organisation allait être tip top), on peut enfin regagner nos chambres. Petite erreur dans le prénom de Loulou : l’hôtel a échangé deux lettres de son premier prénom (il a un prénom composé, mais les égyptiens n’ont pas dû comprendre le principe et le deuxième prénom a sauté). C’est ainsi que Loulou est devenu une fille !
Sur le papier, on s’attendait à un petit boui-boui d’hôtel tout miteux. Surtout que la ville d’Hurghada en elle-même est loin d’être magnifique. Des tas de chantiers partout, des bâtiments non finis, pas de voiries, des décharges sauvages un peu partout. Bref, rien de très reluisant.
Mais finalement, nous voilà dans un hôtel de rêve. Nous
avions réservé en demi-pension, mais erreur de la banque en notre faveur de l’hôtel : nous voici en All Inclusive !
C'est parce que la chambre est grande que le lit paraît petit.
Parce qu'en vrai, c'est un 180 cm !
Et derrière les palmiers, c'est la mer !
On profite de la fin d’après-midi pour aller nous baigner dans la mer rouge, qui malgré son nom (et les décharges sauvages environnantes) est d’un bleu turquoise, mais turquoise ! Et tout ça sans ajout de Canard WC, bien entendu.
Nous côtoyons aussi bien des femmes en monokini que d’autres en djellaba ; curieux mélange. Et je ne parle pas de trempouiller juste les orteils, mais bel et bien d’aller nager. Bon moi je ne pourrais pas (ni le monokini d’ailleurs), je pense que je me noierais, mais après tout, c’est un choix, et puis on est en Egypte, hein.
En tout cas, c’est le pied d’être les pieds (justement) dans l’eau (mer ou piscine, y en a pour tous les goûts) et de boire son verre de vin ou sa bière tranquillement ; ou les deux, on est en All Inclusive après tout !
Les deux verres c'est normal : il avait très soif tient le mien pendant que je fais la photo !
Par contre le All Inclusive, même dans un hôtel de luxe, en Egypte ça se limite à la bière et aux vins locaux. Autant dire des piquettes. Mais ça va, c’est pas pire que ça !
A suivre… (avec la rencontre avec Michel, une balade en Quad et la disparition de Loulou dans le désert)
Le jeudi, on voyage aussi chez :
Si toi aussi tu veux voyager, rien de plus simple, il suffit d’écrire un article sur le thème du voyage avec la photo du rendez-vous et un lien vers mon blog. N’oublie pas de m’informer que tu participes !
Le thème du voyage est général et ouvert. Il est juste question de s’évader un peu une fois par semaine, sans nécessairement aller au bout du monde. Tu peux aussi bien nous raconter ton dernier week-end en bord de mer, une balade en forêt, ou encore une chanson qui t’a transportée, un livre ou un film qui t’a fait voyager.











