Jeune provinciale débarquée à Paris, jeune mariée, jeune débutante dans le monde du travail, jeune écrivain talentueuse (mouais peut-être), mais surtout jeune fille comme il y en a tant d'autres, voici enfin mon espace pour déverser mes humeurs, non sans humour
Au delà de la référence culturelle de merde, c’est surtout au week-end dernier que je fais référence. Car oui, j’ai fait du camping, avec toutes les joies et merveilles que cela sous-entend !
Samedi 13 au matin, nous embarquons, Loulou, ma sœur, son mec et moi pour un mini road trip direction la côte atlantique pour rejoindre des copains pour le week-end.
Il faut savoir que le camping, c’est convivial : tu as d’un côté de ton emplacement la mère de famille qui gueule sur ses gosses toute la journée, mais que de toute façon, ça sert à rien car ils ne l’écoutent pas. Et de l’autre tu as la femme qui passe le balai… sur la pelouse. Intéressant.
Autre phénomène du camping : John Merisson. Le samedi soir, il anime, en exclusivité pour les clients du camping, un spectacle de magie. Et oui, Mesdames et Messieurs ! John Merisson, lu comme ça, prononcé avec l’accent, ça fait américain, ça fait David Copperfield, ça pète quoi !
La vérité, quand on voit la gueule du bonhomme, on soupçonne qu’il ne s’appelle en réalité Jean-Michel Mérisson. Tout de suite, ça perd un peu de son charme, hein ?
Sans savoir trop pourquoi, ni comment, on s’est retrouvés à son spectacle et on a eu l’immense privilège de voir John Merisson « en vrai ». Wouhou ! Du monde à craquer, plus de place pour s’asseoir, les foules étaient passionnées et déchaînées par le spectacle qui était extraordinaire, merveilleux bien pourrave. Mais alors, bien comme il faut.
John Merisson, aka Jean-Mich, essayait tant bien que mal de faire de l’humour entre deux tours de cartes. Il demande à son cobaye la pauvre le numéro de son emplacement de camping et lorsqu’elle lui répond le n°128, il rétorque : « haha, bah ils vont passer de super vacances au 129, haha ». Ca doit certainement être parce que j’ai pas d’humour, mais vraiment, j’ai pas compris où il fallait rire là…
Le camping, c’est aussi la grande classe. Des gens raffinés, élégants et sophitiqués. Si bien que quand tu te rends aux toilettes (avec ton petit rouleau de PQ sous le bras, il faut surtout pas oublier, car généralement, il y en a pas dans les campings)(j’t’avais prévenu que c’était la grande classe) tu es ravie de constater que la personne avant toi n’a, quant à elle, pas eu la présence d’esprit de trimballer son petit rouleau de PQ et, après avoir chié, s’est essuyée avec ses doigts et a essuyé ses doigts avec ce qui se trouvait à proximité : c’est-à-dire murs, porte, poignée… Du meilleur goût de chiottes…
Au camping, tout le monde a un jour fait l’expérience de la tente 2’’ qui met effectivement 2 secondes à se déplier et 30 secondes minutes à remonter. En s’y mettant à cinq. Et tu te doutes bien que je n’étais pas de ceux qui s’acharnaient à la replier. Moi j’étais de celles qui étaient assises à regarder et se bidonner. D’ailleurs on a bien plus ri que pendant le spectacle de Jean-Mich-Mich.
L’autre truc qu’est chiant au camping, c’est quand il pleut à plein temps et qu’y a rien à foutre puisqu’on peut pas aller à la plage qu’on se retrouve à neuf personnes sous le auvent d’une toile de tente 4 places. Ah nan, pardon, en fait, ça c’est bien ! Parce que c’est sympa, convivial et puis qu’on est là pour être tous ensemble. J’avoue qu’il y a plus pratique, mais c’était pas ce qu’il y avait de plus désagréable dans le week-end.
Oui, parce qu’il y a quand même des trucs bien au camping en fin de compte. Quand, pour une fois, tu ne dors pas sur un matelas gonflable foireux avec lequel tu te retrouves le cul par terre le lendemain matin, ça c’est chouette.
Et puis, y a aussi l’après spectacle qui se compose d’une soirée dansante années 80 (animée par, je vous le donne en mille, Jean-Mich-Mich Merisson* !). Kitsch à mort, mais j’adore ça, moi, les années 80 ! Et puis, ça doit encore être à la mode et pas si ringard que ça, puisque même les ados boutonneux de 15 ans connaissent encore par cœur les paroles de « Nuit de folie ». Dire que c’était mon premier disque (un vinyle, 45T, tu penses bien, alors qu’eux n’ont même pas connu l’époque des cassettes…).
On finit sur une music touch ; tu pensais pas que j’allais t’épargner ? Nan, moi je suis gentille, j’adore donc je partage !
* Nous vous informons qu’aucun Jean-Michel n’a été maltraité pour les besoins de cet article.