Jeune provinciale débarquée à Paris, jeune mariée, jeune débutante dans le monde du travail, jeune écrivain talentueuse (mouais peut-être), mais surtout jeune fille comme il y en a tant d'autres, voici enfin mon espace pour déverser mes humeurs, non sans humour
5ème jour de ski
Pour une grande sportive comme moi, les courbatures étaient inévitables au lendemain de la journée de ski de fond, et pourtant à ma grande surprise j’ai pas (trop) mal aux cuisses le lendemain matin. Mais je suis claquée.
On se remet en route direction les pistes. Toujours la verte pour moi, accompagnée de deux acolytes. Les autres complètement tarés aillant décidé de s’essayer au snow-scoot, un genre de vtt sur planches complètement indirigeable. Un peu comme le ski en fait !
Le snow-scoot : tu vois, c'est juste un truc pour les grands malades !
Avec la fatigue, j’ai un peu de mal sur la verte où je me débrouillais pourtant plutôt bien l’avant-veille. Il y a pourtant une autre verte que j’aimerais bien prendre, qui est plus en altitude et plus sympa car beaucoup plus longue. Il faut dire que celle-ci, on la descend en 5 minutes. Je suis peut-être pas très douée (ouais je sais, c’est un euphémisme ; un peu comme dire que Nadine Morano est douée en politique), mais c’est quelque peu lassant de faire toujours la même piste, sans arrêt. Le supplice de Sisyphe, ça va 5 minutes ! J’ai aussi un peu envie de faire autre chose. A mon niveau de merde, mais autre chose quand même.
Le seul problème, c’est que pour redescendre au télésiège qui nous emmène vers cette fameuse verte, que je rêve de faire depuis le début, il faut redescendre une bleue. Et oui, la station est tellement mal branlée que si t’es nul, soit tu te contentes de redescendre tout le temps la même piste de 200 mètres, soit tu te démerdes pour rejoindre les autres pistes à ton niveau.
En marchant 500 mètres à pieds (comme si tu portais des converses quand t'es au ski !) pour rejoindre les remontées mécaniques, ou en descendant des pistes supérieures à ton niveau tant bien que mal. Bien sûr tu me diras, il suffit que tu prennes ta voiture, pour aller te garer à proximité du télésiège que tu veux emprunter pour rejoindre cette verte. Le problème reste le même, puisque pour rejoindre mon point de départ, c'est-à-dire le parking à côté du télésiège, il te faudra redescendre la bleue quoiqu’il arrive à un moment ou à un autre.
Je sais pas si je suis très claire, mais en gros tu te débrouilles, c’est ton problème, t’avais qu’à être bon. C’est bien fait pour ta gueule !
Mes deux acolytes jugent mon niveau suffisant pour être parfaitement capable de descendre la bleue qui mène au télésiège puisqu’elle n’est pas très pentue. Le seul truc, me prévient-on, c’est que la toute dernière partie de la piste pour accéder enfin au télésiège, est vraiment raide, mais ça devrait aller (attends la suite, tu devrais te marrer).
Je vais pas rester stagner là sur ma verte toute la semaine. J’ai tellement envie de faire l’autre verte, qui en plus peut nous ramener directement au chalet en prenant un raccourci, que je vais tenter la bleue. Ca devrait pas être si compliqué que ça, hein ?
Le bleue, c’est effectivement un boulevard. Une autoroute même. Dans le sens où elle est vraiment très large, je peux donc largement profiter de la largeur pour faire tranquillement mes virages. Il y a un peu plus de monde aussi. Et puis elle est quand même beaucoup plus longue que la verte. Mais je vais y arriver. Je sais que j’en suis capable, je vais la descendre.
Seulement… à mon rythme, c'est-à-dire très très lentement (je t’ai déjà dit qu’on pouvait difficilement aller plus lentement que moi) et en forçant beaucoup sur les mollets et les genoux pour me ralentir et essayer d’éviter de prendre de la vitesse. Parce que tu comprends, la définition du ski, selon moi, c’est de ne point prendre trop de vitesse dans la descente !
Et comme je t’ai dit, elle est longue. J’arrive donc en bas complètement claquée, j’en peux plus, je suis épuisée de forcer tant sur mes jambes et d’être aussi crispée. Surtout que la dernière partie s’est finalement avérée plus raide que je ne m’y attendais et j’ai préféré déchausser… Puis terminer sur le cul !
Voilà, c'est en bas de la bleue là. Moi ? Je suis à droite, sur le cul !
Nous voilà enfin sur notre télésiège menant à la verte. Verte vraiment très agréable, c’est quasiment juste de la balade, et je peux largement profiter du paysage. Et comme elle mène tout droit au chalet, on en profite pour rentrer directement manger le midi.
Arrivée en haut des pistes, c'est à peu près tout ce que ça m'inspire d'être là !
(en vrai on attend un pote qui n'arrivera jamais
puisque lui nous attend au chalet pendant ce temps-là...)
Ici, je crois que c'est ma portion préférée de toute la semaine. Dommage qu'elle soit pas très longue.
Et surtout qu'il faille descendre la bleue merdique pour prendre le télésiège qui mène jusque là !
En bas de la portion que j'aime bien.
Au fond à gauche, on aperçoit le début de la grande verte.
Et vise un peu la vue, ça claque, nan ?
J’ai bien aimé la grande verte. Pour arriver jusque là, j’ai dû payer un forfait journée pour emprunter toutes les remontées mécaniques. J’aimerais bien profiter de l’après-midi pour refaire la grande verte. Mais je veux pas refaire la bleue. Hors de question, je suis trop fatiguée.
On emprunte donc la piste qui mène du chalet aux pistes et puis, on marchera à pieds jusqu’au télésiège, tant pis. On nous indique vaguement le chemin. Y en a pour 300 mètres. Ca va être chiant avec les chaussures de ski, mais c’est faisable. Sauf qu’on ne nous a pas indiqué le bon télésiège et qu’on a dû marcher pas loin d’un kilomètre.
A porter les skis et marcher dans ces chaussures de merde ski, j’en peux plus. Je suis déjà exténuée par la descente de la bleue le matin (et probablement par la semaine aussi). On prend le télésiège et je rentrerai directement au chalet via la verte. Non sans s’être fait abordés au passage par un québécois qui voulait prendre nos trombines en photos par pure bonté d’âme pour nous les refourguer une fortune après.
La descente de la verte était géniale, mais le calvaire pour arriver en haut de cette piste : plus jamais ! Je jette les skis l’éponge ; j’arrête le ski. C’était mon dernier après-midi, je n’en referai pas demain. C’est ter-mi-né ! Je suis tellement exténuée que j’ai failli piquer une crise de nerfs contre cette putain de porte de garage qui ne voulait pas fermer à clé. Et voilà comment se sera terminé le ski alpin pour moi.
Allez, histoire qu'on finisse pas sur une note trop négative, je te montre deux petites photos bien sympatoches. Le résultat n'est pas à la hauteur de mes espérances (tout comme pour le ski, t'en conviendras !), mais de nuit sans trépied, c'est pas fastoche (t'as vu j'suis poète) :

A suivre…
Le jeudi, on voyage aussi chez :
- Manon
-
Si toi aussi tu veux voyager, rien de plus simple, il suffit d’écrire un article sur le thème du voyage sur ton blog avec la photo du rendez-vous et de m’informer que tu participes !
Le thème du voyage est général et ouvert. Il est juste question de s’évader un peu une fois par semaine, sans nécessairement aller au bout du monde. Tu peux aussi bien nous raconter ton dernier week-end en bord de mer, une balade en forêt, ou encore une chanson qui t’a transportée, un livre ou un film qui t’a fait voyager.