Jeune provinciale débarquée à Paris, jeune mariée, jeune débutante dans le monde du travail, jeune écrivain talentueuse (mouais peut-être), mais surtout jeune fille comme il y en a tant d'autres, voici enfin mon espace pour déverser mes humeurs, non sans humour
Enfin cet hiver plutôt, parce que ça me paraît un peu compromis de partir avant fin 2011 vu ce qu’il en reste. Bref, là n’est pas la question.
Loulou et quelques copains partent aux sports d’hiver début février. Ce sera d’ailleurs la première fois pour Loulou. Au ski, j’entends.
Si je n’y vais pas, ce n’est pas parce que ce serait la première fois pour moi aussi et que j’ai peur. Enfin si, j’ai peur, mais ce ne serait pas la première fois que j’y vais.
Ce n’est pas parce que je suis complètement fauchée à cause des fêtes et qu’en plus de la location du chalet et des skis il faudrait que j’investisse dans une tenue complète, puisqu’en plus figure-toi que j’ai tout l’équipement de la tête aux pieds.
Ce n’est pas parce que je ne pourrais pas poser ma semaine de congés puisque de ce côté-là, je n’ai pas à me plaindre, ils ne sont jamais refusés.
Enfin, ce n’est pas parce qu’ils ont décidé de partir entre mecs sans me proposer. Au contraire, ils m’ont demandé plusieurs fois si j’étais sûre de ne pas vouloir prendre un risque vital en dévalant les pistes juste chaussée de deux ski et armées de bâtons venir avec eux. Si vraiment ils m’avaient déjà vue skier ils ne m’auraient pas proposé et auraient encore moins insisté.
Faut dire aussi que je suis vraiment pas douée sur des skis. Mais vraiment pas. Je t’avais déjà dit ici que j’étais pas très copine avec le sport en général, mais je crois que je préfèrerais quand même enfiler une paire de basket et aller courir que d’aller skier.
La première fois que j’ai skié, c’était aux Etats-Unis à l’occasion d’une demi-journée découverte. Quand on voit les autres faire, ça à l’air facile, alors pour $3 tout compris, comment ne pas accepter !
Pour les novices comme moi, après un petit cours sur du plat nous expliquant les bases, notre prof nous a lâchés sur la piste en nous débrouillant comme des grands ! Alors je ne me rappelle plus la couleur de la piste puisque le code couleur doit différer un peu de celui que nous utilisons en France, mais ce que je sais, c’est que ça descendait trop vite pour mettre en pratique les cours que nous avions pris sur du plat !
J’ai dévalé les pistes à toute vitesse sans savoir freiner ni prendre les virages et en me faisant couper devant par les autres skieurs plus expérimentés. Et ce que j’ai surtout testé cet après-midi-là, après avoir descendu la piste 2 ou 3 fois max, ce sont les chocolats chauds du bar de la station !
Première expérience un peu foireuse, mais j’ai quand même retenté le coup une autre fois avec quelques copains qui partaient quatre jours dans les Pyrénées. On s’est dit qu’en plusieurs jours, j’aurais plus le temps d’apprendre et de me familiariser avec les techniques de ski et les pistes.
La catastrophe ! Ca ressemblait un peu à ça :
J’aurais pu te mettre une vidéo de moi (il y en a)
mais je suis encore plus gourdasse qu’elle tiens à préserver mon anonymat !
Je t’épargnerais le détail des 4 jours au ski mais faut quand même que je te raconte cette petite anecdote (ou comment j'ai fait gratuitement de la moto-neige).
Le 3ème jour, on a décidé d’aller skier sur un autre domaine, beaucoup plus grand avec plus de pistes. Le problème, c’est que du parking où nous étions garés, il nous fallait passer par une bleue (presque rouge au passage) pour accéder aux pistes principales puis par une rouge pour revenir à la voiture le soir. A l’aller, le matin, pas de souci, on avait tout notre temps. Là où ça a coincé, c’est le soir.
On a pris de la marge et on est partis une demi-heure avant la fermeture des pistes. Sauf que la rouge, vraiment, y avait pas moyen. On voyait tous les skieurs redescendre les pistes et nous doubler. J’ai bien cru qu’on y arriverait jamais. Deux copains m’ont alors agrippée de chaque côté pour m’aider à descendre. C’était encore plutôt laborieux, mais on avançait un petit peu au moins !
Puis des pisteurs sont arrivés pour fermer les pistes et vérifier qu’il n’y avait plus personne et eux, ils n’ont pas voulu nous laisser là, mais ils ne voulaient pas attendre non plus. L’un d’eux m’a donc fait monter sur son dos pendant qu’un copain redescendait mes skis. Pas super confortable comme position et au passage j’ai ravalé ma dignité (ou ce qu’il en restait) mais on avançait. Il m’a laissé là où la piste redevenait bleue.
Par rapport à la rouge ça allait tout de suite beaucoup mieux pour moi. C’était même plutôt agréable comme balade et puis au moins tous les autres skieurs étant déjà passés, on était pas emmerdés par le monde !
Et puis la moto-neige est arrivée pour fermer définitivement la piste pour la soirée et le pilote m’a demandé de monter. J’ai bien tenté de grommeler que non, que maintenant ça allait, que je me débrouillais à peu près, en gros, il n’a rien voulu savoir parce que bon, j’avais déjà fait perdre assez de temps comme ça. Bon, là tu dis rien, tu ravales ta dignité une 2ème fois et tu montes sur la moto-neige.
Et bah figure-toi que j’ai A-DO-RÉ la moto-neige. J’en aurais même redemandé s’il n’avait pas été plus approprié que je ferme quand même un petit peu ma gueule sur ce coup-là.
A la fin du séjour, je me débrouillais quand même à peu près sur les vertes et je pouvais tant bien que mal descendre quelques bleues. Ce que j’ai préféré de ces quatre jours à la montagne : les termes ! (Pis la moto-neige aussi et les apéros au bar de la location)
Tu comprends donc maintenant pourquoi il n’est pas question d’aller au ski en février.
Sauf que depuis quelques jours, j’hésite…